Dans le cadre du projet COMBAC-AFRICA, dédié au séquençage et à la surveillance de la résistance antimicrobienne, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire renforce les capacités régionales en génomique. Cette formation a rassemblé des participants de Guinée-Bissau, du Nigeria et de Côte d’Ivoire ( Institut Pasteur de Côte d’Ivoire et Centre Suisse de Recherche Scientifique), avec l’appui d’une équipe internationale.

Porté par le Professeur Kalpy Coulibaly, le projet repose sur un partenariat étroit entre experts locaux et internationaux, réunis au sein d’une équipe de cinq spécialistes. Les activités pratiques se sont déroulées au laboratoire de Génomique Microbienne et de Métagénomique (de la Plateformede Genetique Moleculaire), sous la coordination du Dr Ako Aristide et de son adjointe, le Dr Diplo Flore et la supervision Professeur Gbonon-M’Bengue Valérie, Responsable de ladite plateforme.

En amont, des séances techniques préparatoires, initiées par le Professeur Gbonon-M’Bengue Valérie ont permis de définir les besoins en réactifs et en petits équipements. Par ailleurs, une réunion de cadrage organisée par le Dr Ako en marge de la cérémonie d’ouverture a précisé la pédagogie et la répartition des rôles entre formateurs, garantissant une organisation adaptée aux réalités de son laboratoire.

L’objectif principal était de rendre les participants autonomes sur toutes les étapes du séquençage, de l’extraction d’ADN à la préparation des échantillons, puis a la mise en machine (Minion MK1D, Oxford Nanopore). Selon le Dr Ako Aristide, cette expérience a permis de former des formateurs capables de prendre en charge non seulement le séquençage des matrices collectées dans leurs pays respectifs pour le projet COMBAC-AFRICA, mais d’assurer un transfert des compétences acquises à Abidjan.

Cette collaboration entre la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Nigeria et le Centre Suisse marque une étape importante vers un partenariat durable. Elle consolide également la visibilité internationale de la PFGM de l’IPCI, qui démontre ainsi sa capacite à organiser de futures formations de manière autonome dans des projets d’envergure comme celui de COMBAC-AFRICA.

A terme, cette réussite laisse entrevoir un avenir où la Côte d’Ivoire pourrait assurer ses propres programmes de (méta)génomique, contribuant ainsi plus efficacement à la lutte contre la résistance antimicrobienne en Afrique de l’Ouest.”