Lors de la deuxième journée des Journées Doctorales de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire ce jeudi 26 Mars 2026 , un débat crucial s’est tenu sur l’interdisciplinarité en santé, illustrant l’urgence d’une collaboration renforcée pour faire face aux enjeux complexes de notre époque. La modération de cette session a été assurée par le Professeur Djohan Vincent, de l’INSP, et le Dr Tuo Karim, de l’IPCI, soulignant l’importance de la gouvernance scientifique dans ces échanges.

Professeur Kalpy Coulibaly, chef du département Environnement Santé à l’IPCI, a souligné que « les résultats de nos recherches ont permis d’identifier plusieurs problèmes liés aux tissus, à la contamination, et aux circuits de transmission ». Selon lui, ces observations ont conduit à interpeller les autorités et à proposer des solutions concrètes : « Il faut renforcer la réglementation, améliorer le contrôle, et organiser efficacement nos systèmes de santé. La recherche scientifique doit guider nos décisions pour mieux prévenir les risques ».

Pour lui, « la collaboration repose sur la communication, la confiance, et des objectifs partagés. Sans ces éléments, le travail d’équipe devient difficile, voire inefficace ». Il a insisté sur le fait que « face aux défis en santé, agriculture, et environnement, il est vital de croiser les disciplines et de comprendre la complexité des systèmes dans lesquels nous évoluons. La rigueur, le respect des compétences, et la responsabilité doivent guider cette démarche collective ».


Le Dr Ouattara Douyeri Thierry, vétérinaire principal et chef du service de surveillance et d’intervention, a quant à lui souligné que « pour que la collaboration fonctionne, il faut d’abord instaurer un climat de confiance et encourager le partage d’informations ». Il a ajouté que « définir un objectif commun, clarifier les rôles, et favoriser la communication sont essentiels. Travailler ensemble ne se fait pas naturellement, mais c’est une nécessité dans un monde en constante évolution ».

Les intervenants ont insisté sur l’interconnexion entre santé et environnement, soulignant que « les activités humaines telles que la déforestation ou l’utilisation excessive de produits chimiques perturbent l’équilibre écologique, favorisant l’émergence de maladies ». La démarche One Health, qui considère la santé humaine, animale, et environnementale comme un tout, est plus que jamais d’actualité. Cependant, ils ont aussi mis en garde contre les limites de l’interdisciplinarité, notamment la perte de spécialisation ou la confusion des rôles.


En conclusion, ces experts ont affirmé que « vivre dans un monde complexe exige que nos stratégies soient intégrées, respectueuses des compétences de chacun, et basées sur une véritable collaboration ». Sans cela, risques de crises sanitaires, incompréhensions, et conflits pourraient s’aggraver. La clé réside dans une approche globale, équilibrée et responsable, pour garantir un avenir où santé et environnement avancent main dans la main.